Economie Générale_BTS-2020-Corrigé – Maths BTS
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Economie Générale_BTS-2020-Corrigé

Examen National Du Brevet De Technicien Supérieur - Session 2020


Spécialité/Opération : HYT (1), GF (1), MB (1), ET (1), MSE (1), ENR (1), CIR (1), MEI (1), MAB (1), CHI (1), GCP (1), BA (1), TP (1), GEG (1), GT (1), IS (1), CM (1), FM (1), CME (1), CHS (1), MAVA (1), MEC (1), MIP (1), MNI (1), NM (1), FC (1), ABBI (1), DIE (1), LAL (1), PHA (1), STA (1), DA (1), DFD (1), AJ (1), GFI (1), DOT (1), IH (1), PAV (1), IWD (1), GLI (1), MSI (1), EIA (1), TEL (1), RS (1), MEV (6), GONG (3), GPR (3)


Corrigé



PREMIÈRE PARTIE : PARTIE THÉORIQUE (12 points)



A. Définitions des concepts (2 points = 0,5 point × 4)



  1. Commerce international : Échange de biens et de services entre des agents économiques résidant dans des pays différents. Il comprend les importations (achats à l’étranger) et les exportations (ventes à l’étranger). Le commerce international permet aux pays de se spécialiser selon leurs avantages comparatifs.

  2. Entreprise : Organisation économique et juridique qui combine des facteurs de production (capital, travail, matières premières) pour produire des biens ou des services destinés à être vendus sur un marché, dans le but de réaliser un profit.

  3. Effet de synergie : Phénomène par lequel la valeur ou l’efficacité résultant de la combinaison de plusieurs éléments est supérieure à la somme des valeurs de ces éléments pris séparément. Formule : 1 + 1 = 3. Exemple : fusion d’entreprises, travail d’équipe.

  4. Dévaluation : Décision des autorités monétaires d’un pays de réduire volontairement la valeur de sa monnaie par rapport aux autres devises ou à un étalon (comme l’or). La dévaluation rend les exportations moins chères et les importations plus chères.



B. Questions de cours (10 points)


1. Énoncer les différents effets attendus de la dévaluation monétaire. (2 points)


Les effets attendus d’une dévaluation monétaire sont :



  • Effet sur les exportations : Les produits nationaux deviennent moins chers à l’étranger, ce qui stimule les exportations.

  • Effet sur les importations : Les produits étrangers deviennent plus chers, ce qui réduit les importations.

  • Effet sur la balance commerciale : Amélioration à terme (effet J‑curve).

  • Effet sur l’inflation : Hausse des prix des produits importés, pouvant entraîner une poussée inflationniste.

  • Effet sur la croissance : Stimulation de la production nationale par substitution aux importations.

  • Effet sur l’endettement extérieur : Alourdissement de la charge de la dette libellée en devises étrangères.



2. Quels sont les principaux facteurs clés de succès d’un projet de création d’entreprise (cités par les spécialistes et évalués par les banquiers) ? (4 points)


Les principaux facteurs clés de succès (FCS) évalués par les spécialistes et les banquiers sont :



  • Facteurs liés au porteur de projet :

    • Compétences et expérience : Expertise technique, connaissance du secteur, expérience managériale.

    • Motivation et engagement : Capacité à surmonter les obstacles, détermination, temps consacré au projet.

    • Crédibilité : Antécédents professionnels, réseau relationnel, réputation.



  • Facteurs liés au marché :

    • Potentiel du marché : Taille, croissance, rentabilité, tendances.

    • Avantage concurrentiel : Différenciation du produit/service, barrières à l’entrée, prix compétitif.

    • Demande effective : Existence d’une clientèle solvable, besoins non satisfaits.



  • Facteurs liés à l’offre :

    • Innovation et valeur ajoutée : Caractère novateur, qualité, fonctionnalités uniques.

    • Modèle économique viable : Capacité à générer des revenus, marges suffisantes, scalabilité.



  • Facteurs financiers :

    • Rentabilité prévisionnelle : Seuil de rentabilité atteignable, retour sur investissement acceptable.

    • Financement adéquat : Capital suffisant, équilibre fonds propres/dettes, trésorerie.

    • Robustesse du plan financier : Hypothèses réalistes, sensibilité aux aléas.



  • Facteurs organisationnels :

    • Équipe dirigeante complémentaire : Compétences variées, cohésion, répartition des rôles.

    • Stratégie claire : Objectifs précis, plan d’action détaillé, calendrier réaliste.





3. Quelles sont les formes d’organisation de l’entreprise que vous connaissez ? (2 points)



  1. Structure fonctionnelle : Regroupement par fonctions spécialisées (production, marketing, finance, RH).

  2. Structure divisionnelle : Regroupement par produits, marchés ou zones géographiques.

  3. Structure matricielle : Combinaison de deux critères (ex: fonction × produit).

  4. Structure par projet : Organisation temporaire autour de projets spécifiques.

  5. Structure en réseau : Entreprise centralisée entourée de partenaires externalisés.

  6. Structure hiérarchique (linéaire) : Ligne directe de commandement du sommet à la base.



4. Énoncer les inconvénients de la zone franc. (2 points)


Inconvénients :



  1. Perte de souveraineté monétaire : Les pays membres ne peuvent pas mener de politique monétaire indépendante (taux d’intérêt, masse monétaire).

  2. Parité fixe avec l’euro : Le taux de change fixe peut être inadapté aux réalités économiques locales et empêche les ajustements par la dévaluation.

  3. Rigidité économique : Impossibilité d’utiliser la politique de change comme outil de compétitivité.

  4. Dépendance financière : Comptes d’opérations auprès du Trésor français, avec risque de pression politique.

  5. Limitation du développement du secteur bancaire local : Prédominance des banques françaises, faible développement des marchés financiers locaux.

  6. Transfert de ressources : Une partie des réserves de change est déposée en France, ce qui prive les pays de ressources pour le développement.

  7. Inadéquation aux cycles économiques : La politique monétaire unique ne tient pas compte des spécificités et des conjonctures différentes des pays membres.



Exercice 1 : Marché d’une fibre végétale (4 points)


Données :



  • Prix mondial : 900 FCFA/kg

  • Quantités importables illimitées à ce prix

  • Offre et demande camerounaises :







Prix (FCFA/kg)Offre camerounaise (millions kg)Demande camerounaise (millions kg)
3002003400
4006002800
2800


1. Équations de demande et d’offre (1 point)


On suppose des fonctions linéaires.


Équation de demande : \(Q_d = aP + b\)

Avec les points (300, 3400) et (600, 2800) :


\[
a = \frac{2800 - 3400}{600 - 300} = \frac{-600}{300} = -2,\]\[
b = 3400 - (-2)\times 300 = 3400 + 600\]\[ = 4000
\]
\[
\boxed{Q_d = -2P + 4000}
\]

Équation d’offre : \(Q_o = cP + d\)

Avec les points (300, 200) et (600, 400) :


\[
c = \frac{400 - 200}{600 - 300} = \frac{200}{300} = \frac{2}{3},\]\[
d = 200 - \frac{2}{3}\times 300 = 200 - 200 = 0
\]
\[
\boxed{Q_o = \frac{2}{3}P}
\]

2. Élasticité-prix de la demande à P = 900 FCFA (0,5 point)


\[
E_d = \frac{dQ_d}{dP} \times \frac{P}{Q_d},\frac{dQ_d}{dP} = -2
\]
Pour \(P = 900\) : \(Q_d = -2\times 900 + 4000 = 2200\) millions kg
\(
E_d = (-2) \times \frac{900}{2200} = -2 \times 0,4091\)\( = -0,8182
\)

La demande est inélastique (\(|E_d| < 1\)) : une hausse de prix de 1% entraîne une baisse de 0,82% de la quantité demandée.



3. Marché non réglementé : prix et quantités importées (1 point)


En marché ouvert avec importations illimitées au prix mondial :



  • Prix camerounais : 900 FCFA/kg (alignement sur le prix mondial)

  • Offre camerounaise : \(Q_o = \frac{2}{3}\times 900 = 600\) millions kg

  • Demande camerounaise : \(Q_d = 2200\) millions kg

  • Importations : \(Q_d - Q_o = 2200 - 600 = 1600\) millions kg



4. Marché réglementé pour bénéficier de la concurrence mondiale (1,5 point)


Si l’État intervient pour que les consommateurs bénéficient de la concurrence mondiale, le prix camerounais doit être égal au prix mondial (900 FCFA/kg) et les importations comblent l’écart entre demande et offre nationale. Le résultat est identique au cas non réglementé :



  • Prix = 900 FCFA/kg

  • Offre nationale = 600 millions kg

  • Demande nationale = 2200 millions kg

  • Importations = 1600 millions kg



Exercice 2 : Plan de financement d’une entreprise (4 points)



Plan de financement












Début 1Année 1Année 2Année 3
Ressources (UM)
- Capital800
- Emprunt1000
- CAF400600900
Emplois (UM)
- Investissements1000150250350
- Variation BFE800200200200
- Remboursement emprunt005050
- Dividendes0+50+100+100
Variation trésorerie050150250
Cumul trésorerie50200450


1. Comment les investissements ont-ils été financés ? (1,5 point)


Investissements totaux = 1000 + 150 + 250 + 350 = 1750 UM.

Les ressources totales sur la période sont : 800 (capital) + 1000 (emprunt) + (400+600+900) (CAF) = 3700 UM.

Les investissements sont financés par les ressources, avec un excédent qui se traduit par une accumulation de trésorerie (cumul 450 UM en année 3).



2. Si vous étiez banquier, financieriez-vous ce projet ? (1,5 point)


Analyse :



  • Points positifs : Forte croissance de la CAF (400 → 600 → 900), trésorerie excédentaire croissante, capacité d’autofinancement importante (1900 UM sur 3 ans), remboursement de l’emprunt progressif, investissements maîtrisés après le démarrage.

  • Points de vigilance : Fort besoin en fonds de roulement initial (800 UM), investissement initial important (1000 UM), distribution de dividendes dès la première année alors que l’entreprise est en création.

  • Indicateurs : Capacité de remboursement solide (CAF couvre largement les remboursements), autonomie financière satisfaisante (capitaux propres 2450 > emprunt 1000), trésorerie positive.


Réponse : Oui, je financerais ce projet car la rentabilité est avérée, la capacité de remboursement est solide et l’entreprise dégage des excédents de trésorerie.



3. Utilisation de la trésorerie excédentaire en année 3 (1 point)


La trésorerie cumulée en année 3 est de 450 UM. Plusieurs utilisations possibles :



  1. Reconstitution des fonds propres (augmentation de capital).

  2. Développement de l’activité (financement de nouveaux investissements).

  3. Remboursement anticipé de dettes.

  4. Placements financiers.

  5. Dividendes exceptionnels.

  6. Acquisitions externes.






Résumé du document



Ce document est le corrigé d’un sujet d’examen national du BTS (Cameroun, session 2020) en économie générale. Il comporte une partie théorique et deux exercices.



La partie théorique (12 points) donne les définitions du commerce international, de l’entreprise, de l’effet de synergie et de la dévaluation. Elle détaille ensuite les effets attendus de la dévaluation, les facteurs clés de succès d’un projet de création d’entreprise (porteur, marché, offre, finance, organisation), les six formes d’organisation de l’entreprise, et les sept inconvénients de la zone franc.



L’exercice 1 (4 points) traite du marché d’une fibre végétale avec importations illimitées. On établit les équations linéaires d’offre et de demande, on calcule l’élasticité-prix à 900 FCFA (inélastique), on détermine le prix et les importations en marché non réglementé (prix mondial, importations 1600 millions kg), et on constate qu’une réglementation visant à faire bénéficier les consommateurs de la concurrence mondiale conduit au même résultat.



L’exercice 2 (4 points) analyse un plan de financement d’entreprise. On examine le financement des investissements (1750 UM couverts par les ressources), on justifie pourquoi un banquier financerait le projet (CAF croissante, trésorerie positive, solvabilité), et on propose des utilisations de l’excédent de trésorerie de l’année 3 (450 UM).


Pour plus de détails, consulter le PDF ci-joint.
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